La Revue de la Presse de Centrafrique Sans Frontières
Jeudi 26 mai 2005 - BESANÇON - ASSOCIATIONS : UNE FERME CENTRAFRICAINE
«C'est en passant par une alimentation équilibrée que les femmes victimes du sida peuvent aussi lutter.»
Le journaliste Eric Daviatte a
consacré un article dans l'édition quotidienne de l'Est Républicain aux
activités de «Centrafrique Sans Frontières» ainsi qu'aux projets en
cours, notamment le projet de création d'une ferme pilote en Centrafrique.
La publication du site web de l'Association ainsi que l'ouverture de la Boutique
Solidaire sur Internet ont également été évoquées.
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ASSOCIATION : LUTTER CONTRE LE SIDA EN CENTRAFRIQUE
L'association bisontine créée par Yvonne Mété veut construire un centre d'accueil et une ferme pilote.
L'association « Centrafrique sans frontières »
poursuit ses actions. Yvonne Mété, présidente, et son équipe ont ouvert des
permanences à Besançon dans un local, au 8 rue des Vieilles-Perrières.
L'occasion d'accueillir tout futur parrain.
Rappelons-le : l'association s'est fixé pour objectif de venir en aide à la
population de Centrafrique, durement frappée par l'épidémie de sida.
L'action de « Centrafrique sans frontières » se fait aussi sur le terrain. Grâce
aux différents voyages qu'Yvonne Mété a pu faire, un atelier culinaire a pu être
mis en place.
Objectif : apprendre aux femmes malades à confectionner des repas équilibrés. Ce
n'est peut-être pas grand chose, mais dans un pays où l'accès aux médicaments
est difficile, toute petite action peut s'avérer nécessaire. Des repas
équilibrés, c'est un apport non négligeable en éléments nutritifs. De quoi
renforcer le corps face à la maladie.
Aujourd'hui, Yvonne Mété veut aller plus loin. Elle voudrait créer un centre
d'accueil et une ferme pilote. « Le Centrafrique risque de connaître une
grande famine en début d'année prochaine. Il faut donc prévoir des structures
».
Pour 'cela, les bénévoles de l'association bisontine vont se rendre en Afrique.
Il y aura aussi des étudiants en quatrième année de médecine ainsi que des
élèves du lycée Jules-Haag. Autant de bonnes volontés réunies autour d'une même
cause. Reste à trouver de l'argent pour aider les familles. centrafricaines. En
mars prochain, l'association organisera une exposition d'artistes peintres. Les
bénéfices seront reversés à l'association. « Et puis, il y a le principe de
parrainage », souligne Yvonne Mété. « Pour 5 € par mois, il y a de quoi
participer à nos projets ». L'appel à la solidarité est lancé. Pour y ré-
pondre, il suffit d'appeler le 03.81.83.53.76.
« Centrafrique sans frontières », permanences' au 8 rue des Vieilles-Perrières à
Besançon, lundi après-midi, mardi ma tin, mercredi après-midi, jeudi après-midi
et vendredi toute la journée.
E.D.
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Mardi 26 juin 2001 - BESANÇON - ASSOCIATIONS : BOUGER POUR LE CENTRAFRIQUE
Une Centrafricaine installée à Besançon crée Une association pour apporter de l'aide dans son pays. La situation économique et sanitaire y est catastrophique.
Yvonne Mété est venue en France
après son bac pour continuer ses études, en Normandie d'abord, puis à Besançon.
Elle a notamment fait une spécialisation en agro-alimentaire à l'ENIL de
Poligny. Puis est retournée en Centrafrique pour monter une mini-laiterie. Mais
des problèmes personnels l'ont contrainte à revenir en France avec ses trois
filles.
Elle avait connu dans son village les religieuses de Villersexel. «Je savais
qu'à Besançon j'aurais une aide pour la scolarité de mes filles. Je suis venue
ici pour souffler un peu avant de me lancer. »
Yvonne revenait avec en tête de tristes images de son pays. «Là-bas, la
situation économique n'est pas brillante. Surtout à Bangui .où il faut tout
acheter pour vivre. »
La misère sur les visages
Et surtout, cette énorme calamité
qu'est le sida. «La maladie se propage d'autant plus vite qu'elle est
favorisée par la polygamie. Nous sommes les premiers en Afrique et dixièmes au
plan mondial pour la pandémie du sida. Les femmes en sont les premières victimes
et la survie des enfants dépend d'elles. »
Yvonne Mété reçoit des lettres d'une amie : «Chaque jour, dans chaque
famille, il y a un décès de sida. Tout le mande a peur, nous sommes dans un
mouroir. Germaine va te raconter comment la vie est dure à Bangui, tu lis la
misère sur les visages. Tous les matins, tu as deux ou trois personnes devant ta
porte avec leurs problèmes. Je suis contente du projet que tu veux initier.
Moi-même je travaille dans "Carita MST-Sida" de l'Église catholique. Ça va nous
aider car la situation est catastrophique ».
Centrafrique sans frontières
Yvonne Mété crée à Besançon une
association «Centrafrique sans frontières» pour les femmes et les enfants
victimes du sida. «Le programme national est un échec, depuis 1985, on a
dénombré 20.000 morts. En 2000, il y avait 60.000 orphelins. Depuis le putsch
manqué du 28 mai dernier, la situation ne fait qu'empirer. Il faut faire quelque
chose, faire bauger les gens, leur venir en aide pour qu'ils aient au mains un
repas par jour, leur envoyer du matériel de culture.»
Yvonne Mété a déjà une expérience en la matière pour avoir utilisé ses
connaissances en agro-alimentaire lors de son séjour en Afrique. Elle avait
appris à un groupe de femmes à cultiver le manioc, à améliorer la production
agricole. Et elle espère pouvoir créer un local où les femmes puissent parler
librement pour les informer à propos du sida. « Pour que le dépistage soit
mieux accepté, il faudrait leur donner l'espoir d'une thérapie.»
Danielle ROBERT, L'EST REPUBLICAIN
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